
La prévention, un secteur en plein essor
Après des années d’inertie, la France commence enfin à rattraper le retard pris sur ses homologues américains ou canadiens, champions historiques du « management disease ».
La prévention gagne du terrain, poussée par une « demande sociale de santé » qui ne cesse de croître.
Inquiétés et ballottés par le flot de scandales sanitaires à répétition, les Français ont en effet plus que jamais besoin d’être informés et rassurés sur leur santé … Dans cette quête de repères, ils se tournent vers les acteurs publics, desquels ils exigent plus de contrôle et de transparence, et les acteurs privés (assurances, mutuelles, entreprises…) desquels ils attendent un engagement durable en matière de prévention. Stress, troubles du sommeil, arrêt du tabagisme, alcoolisme, dépression, maladies cardio-vasculaires ou sécurité alimentaire sont autant de sujets de préoccupation sur lesquels ils attendent des réponses concrètes de la part des décideurs.
Un pari gagnant pour les décideurs
Face à cette demande sociale, de plus en plus d’entreprises ont fait le pari de la prévention. Baisse de l’absentéisme, optimisation de l’organisation du travail, amélioration du climat social, fidélisation des salariés : toutes ont compris les bénéfices directs ou indirects liés à une politique de prévention efficace. Le recul de l’âge de la retraite et son corollaire, le vieillissement de la population active, ne risque pas de les faire changer de cap.
Les mutuelles, assurances, institutions de prévoyance et caisses d’allocations familiales ont elles aussi très tôt intégré la prévention comme vecteur de développement et de différenciation. La prévention est d’autant plus stratégique pour elles qu’elle contribue à renforcer leur image d’institution solidaire, à les doter du « supplément d’âme » indispensable pour fidéliser leurs adhérents sur un marché de plus en plus concurrentiel…
Le sur-mesure, avenir de la prévention et de l’information santé
Pendant longtemps négligée, la prévention s’impose peu à peu comme un investissement durable et rentable pour bon nombre d’acteurs. L’avenir est aux outils quasi-individuels : dispositifs d’autodiagnostic, conseil médical personnalisé par téléphone ou mail, suivi médical à distance… Le développement des nouvelles technologies appliquées à la médecine (rendu possible par la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires) ouvre un champ des possibles infini pour les organisations soucieuses de leur image. Les premières à proposer des services santé innovants prendront une longueur d’avance sur leurs concurrents.
