Cancer colorectal : les facteurs de risque et de protection

Le cancer du côlon et du rectum est la deuxième cause de mortalité par cancer en France avec près de 50 000 nouveaux cas diagnostiqués et près de 18 000 décès chaque année. Et la tendance est à la hausse, notamment chez les femmes et les moins de 50 ans.

Pourtant la moitié des cas pourraient être évités par l‘adoption de comportements préventifs. Dans son bulletin du 3 février, Santé publique France rappelle les facteurs protecteurs et les facteurs de risque de ce cancer très meurtrier.

Les facteurs protecteurs

Les fibres 

Les fibres alimentaires que l’on trouve principalement dans les céréales complètes, les fruits, les légumes, les légumineuses jouent un rôle protecteur reconnu. « Chaque portion journalière de 10 g est associée à une réduction du risque de cancer colorectal de 7% », selon Santé publique France.

Les produits laitiers

Selon Santé publique France, « la consommation de 400 g par jour de produits laitiers tous types confondus (produits laitiers totaux, lait, fromage, calcium alimentaire), et quelle que soit leur teneur en matière grasse, est associée à une réduction de 13 % du risque de cancer colorectal ». Ce rôle protecteur serait dû au calcium qui diminue la prolifération cellulaire et favorise la mort des cellules tumorales.

L’activité physique

Si l’on ne peut pas définir de seuil à partir duquel l’activité physique préviendrait le cancer colorectal, de nombreuses études ont mis en évidence son caractère protecteur : réduction du surpoids, de l’inflammation chronique, renforcement du système immunitaire, amélioration de la réparation de l’ADN et de la régulation des hormones…

Les facteurs de risque

Les viandes rouges et transformées

Le risque de cancer associé à la consommation de ces viandes est aujourd’hui bien établi sur le plan scientifique. Il est essentiellement lié à leur forte teneur en acides gras saturés mais aussi à la présence de fer héminique, qui conduit à la formation de composés chimiques favorisant la carcinogénèse. « Une consommation de 100 g par jour de ces deux types de viandes est associée à une augmentation de 12 % du risque de cancer colorectal », selon Santé publique France. Et ce sont surtout les viandes transformées qui majorent les risques de cancer colorectal.

L’alcool

« Classé comme cancérogène avéré pour l’humain (groupe 1) depuis 1988, une augmentation de consommation de 10 g d’éthanol par jour (soit 1 verre standard, en France) est associée à une augmenta­tion de 7 % du risque de cancer colorectal », rappelle Santé publique France qui précise que cette association est non linéaire et plus significative à partir de 3 verres.

Le surpoids

Selon Santé publique France, chaque accroissement de 5 kg/m² dans l’indice de masse corporelle (IMC) est associé à une augmentation de 5 % du risque de cancer colorectal. Le tour de taille (indicateur de la graisse abdominale) est également associé à un risque majoré de cancer colorectal.

Rendez-vous du 24 au 30 novembre 2025 pour la troisième édition de la Semaine nationale de la myopie !

En France, plus de 30 % des adultes sont aujourd’hui myopes et cette proportion pourrait dépasser les 50 % en 2050 ! Un enfant sur 5 (de moins de 18 ans) souffre de myopie aujourd’hui et 510 000 enfants de 6 à 15 ans ont une myopie évolutive. Dans le cadre de la campagne « Agissons ensemble contre la myopie », l’Institut d’Éducation Médicale et de Prévention organise la 3e édition de la « Semaine nationale de la myopie » du 24 au 30 novembre 2025. Objectif : sensibiliser l’opinion sur la nécessité d’agir contre la myopie MAINTENANT, afin de préserver la vision de nos enfants DEMAIN.

 

Une semaine pour sensibiliser les parents sur les trois moyens d’agir contre la myopie :

  1. JE PRÉVIENS la myopie de mon enfant
  • En l’incitant à adopter les bons réflexes : passer deux heures par jour dehors, limiter les activités sur écrans, faire des pauses de 20 secondes toutes les 20 minutes en regardant au loin, garder une distance de 30 cm de son livre ou écran, se coucher tôt et dormir suffisamment….
  1. JE DÉPISTE la myopie de mon enfant au plus tôt
  • En consultant un ophtalmologiste au moindre signe d’alerte et en faisant contrôler la vision de mon enfant au plus tard à l’entrée au CP, puis tous les deux ans au cours de sa scolarité.
  1. JE FREINE la myopie de mon enfant (en suivant les recommandations de son ophtalmologiste)
  • Pour l’empêcher d’évoluer vers des formes sévères à l’âge adulte et limiter ainsi le risque de complications (décollement de rétine, glaucome, cataracte, maculopathie…).

 

Une campagne de mobilisation au niveau national et local :

  • Une semaine de sensibilisation chez les ophtalmologistes, orthoptistes, opticiens et pédiatres : des supports d’information et des échanges avec les professionnels de santé sur les moyens d’agir contre la myopie.
  • Une action sur les réseaux sociaux : une opération d’influence alliant humour (avec le duo Mongyneco et Dr Never) et pédagogie (avec Doctochou et thefrenchradiologist).
  • Des actions d’information et des opérations de dépistage dans toute la France à l’initiative des acteurs locaux (villes, orthoptistes, centres hospitaliers…).

Plus d’informations sur www.ensemblecontrelamyopie.fr

Mars bleu : un dépistage du cancer encore insuffisant

La nouvelle édition de Mars Bleu vient de s’achever. Celle-ci aura-t-elle permis de remobiliser les Français sur l’importance de dépister le cancer colorectal ? 

 

Moins de 30 % des patients concernés ont été dépistés en 2023/2024

Le dépistage du cancer colorectal au cours des dernières années a eu tendance à s’essouffler. Selon Santé Publique France, moins de 30 % des patients concernés par ce dépistage l’ont effectué en 2023/2024. Ce taux ne progresse pas depuis 2020 et reste très en dessous du seuil recommandé en Europe (45 % comme seuil acceptable et 65 % comme seuil souhaitable). De façon concrète, sur les 20,8 millions de personnes concernées en 2023-2024, seules 6,2 millions ont effectué le test. Et parmi les tests immunologiques effectués, 3,3 % se sont avérés positifs.

 

Des disparités persistantes

Les femmes sont de meilleures élèves que les hommes (30,7% de femmes dépistées contre 28,5 % d’hommes), et certains départements affichent des taux de participation supérieurs à la moyenne nationale comme les Vosges, l’Isère et l’Ile-et-Villaine.

 

Comment augmenter la prise de conscience des patients sur la nécessité du dépistage ?

Plusieurs pistes de réflexion sont à l’étude. A l’occasion de Mars Bleu, la Société Nationale Française de Gastro-Entérologie (SNFGE) a lancé une enquête pour identifier les freins au dépistage et à la coloscopie, et a publié un livret pour dédramatiser la coloscopie. La campagne Mars Bleu a également mis en scène des influenceurs santé appréciés pour leur humour (Mongyneco et Dr Never) afin d’inciter les patients concernés  à franchir le pas du dépistage.

Rendez-vous du 20 au 26 novembre pour la première édition de la Semaine nationale de la myopie !

Du 20 au 26 novembre aura lieu la première édition de la « Semaine nationale de la myopie ». Objectif : braquer les projecteurs sur la myopie et mieux faire connaître les solutions permettant d’en ralentir la progression.

« La Semaine nationale de la myopie, du 20 au 26 novembre »

En 2022, les « Journées nationales d’information et de dépistage de la myopie », ont permis à de nombreux Français de se rendre dans un centre de dépistage partenaire pour faire contrôler leur vision. Cette année, un nouvel événement est mis en place dans le cadre de la Campagne nationale d’information et de dépistage de la myopie : la « Semaine nationale de la myopie », qui aura lieu du 20 au 26 novembre.

Un message fort : « la myopie, ça se freine ! »

Partout en France, cette Semaine sera l’occasion de parler de la myopie. Pour cette première édition, le concept de « freination » sera mis à l’honneur autour du mot d’ordre : « La myopie, ça se freine ! ».  Car si la freination de la myopie répond à un enjeu économique et sanitaire majeur, elle reste encore insuffisamment connue et mise en pratique. Alors qu’elle est utilisée depuis de nombreuses années dans les pays anglosaxons ou asiatiques, la France accuse un certain retard. De même, une majorité de Français (52 %) considèrent à tort la myopie comme une fatalité contre laquelle on ne peut rien faire (« Baromètre de la myopie en France » réalisé par Ipsos en 2023.

Plus d’informations sur www.ensemblecontrelamyopie.fr

15 février : Journée internationale des cancers de l’enfant

Quelles sont les dernières données sur les cancers pédiatriques ? Où en est la recherche ? La Journée internationale des cancers de l’enfant, organisée ce 15 février, fournit l’occasion de braquer les projecteurs sur ces pathologies graves qui concernent 2 500 nouveaux cas et tuent 500 jeunes patients chaque année en France.

Pour faire progresser la recherche, l’Institut Gustave Roussy a développé le programme Crescendo.

Objectif : accélérer le développement de nouveaux traitements contre les tumeurs cérébrales notamment. Mais ce programme intègre également le développement d’un parcours de soins spécifiques « pour évaluer et prendre en charge tous les enfants ayant un cancer, sur le plan neuropsychologique et psycho-social ». L’Institut établit « des scores prédictifs de séquelles neurocognitives chez les enfants et les adolescents traités par chimiothérapie ou radiothérapie » et propose « des modules de réhabilitation adaptés à chaque enfant et sa famille, faisant intervenir psychologues, neuropsychologues, médecins scolaires, enseignants, pédopsychiatres, oncologues pédiatres, orthophonistes, psychomotriciennes ».

Enfin, l’Institut cherche également à mieux comprendre les mécanismes de réponse immunitaire chez les enfants atteints de cancer et à isoler les gènes de prédisposition au cancer.

Plus d’informations.

L’IEMP lance la campagne nationale d’information et de dépistage de la myopie

Aujourd’hui, un enfant sur 4 en France a une vision floue de loin car il souffre de myopie. Et combien demain ? Selon les prévisions pessimistes des experts, la moitié de l’humanité sera concernée par cette anomalie de la vision en 2050 si rien n’est fait pour freiner l’épidémie actuelle.

Une majorité de Français pensent que la myopie est une fatalité contre laquelle on ne peut rien faire. Pourtant, il existe aujourd’hui des moyens d’agir pour prévenir l’apparition ou l’aggravation de ce trouble de la vision et pour ralentir sa progression lorsqu’il est déjà installé.

Parce qu’il est plus que jamais urgent d’agir pour porter à la connaissance du public ces solutions, l’Institut d’Education Médicale et de Prévention lance une campagne nationale d’information et de dépistage de la myopie. Cette campagne bénéficie du soutien d’experts reconnus de la myopie, réunis dans un « Observatoire national de la myopie », mais aussi des acteurs clés de la filière visuelle (organismes institutionnels et entreprises) et de Marine Lorphelin, médecin, chroniqueuse santé, et personnalité médiatique qui est l’ambassadrice de la campagne.

La campagne s’appuie sur deux temps forts dans l’année :

  • En juin, la mise en ligne d’une plate-forme Internet d’informations et de services ensemblecontrelamyopie.fr destinée au grand public mais aussi aux professionnels de santé (ophtalmologistes et pédiatres), et la publication des résultats du « Baromètre de la myopie en France » réalisé par IPSOS ;
  • Du 21 au 25 novembre 2022, l’organisation des Premières Journées nationales d’information et de dépistage de la myopie ayant pour objectifs de combler le déficit d’information des Français sur ce trouble visuel et d’inciter les patients à risques (enfants, étudiants, adultes souffrant de forte myopie ou ayant été opérés de la myopie) à se rendre dans un centre de dépistage partenaire (ophtalmologiste et/ou pédiatre) pour bénéficier d’un examen de dépistage ou de suivi de la myopie.

Une campagne à découvrir sans tarder car la myopie nous concerne tous !

Plus d’informations sur www.ensemblecontrelamyopie.fr

12 mai : Journée mondiale de la fibromyalgie

Chaque année, le 12 mai, jour anniversaire de la naissance de Florence Nightingale, infirmière anglaise ayant contracté une forme sévère de fibromyalgie au 19e siècle, est l’occasion de braquer les projecteurs sur ce syndrome encore mal connu qui touche surtout les femmes. Deux siècles plus tard, la prise en charge de cette maladie qui concernerait 1,4 à 2,2 % des Français demeure imparfaite car le diagnostic est parfois difficile à poser en l’absence de symptômes spécifiques. Comme le rappelle l’INSERM, ce syndrome peut se traduire par des manifestations très diverses : douleurs chroniques diffuses, fatigue qui dure dans le temps, manque de concentration, tendance au repli et à l’inactivité. Dans une expertise collective publiée en 2020, l’INSERM insistait sur les moyens d’améliorer la prise en charge de cette maladie : accompagnement évolutif en fonction des symptômes et remise en mouvement précoce, l’ activité physique agissant sur le contrôle de la douleur au niveau du cerveau.

Journées nationales de la macula 2021 : un bilan très positif !

Les Journées nationales de la macula viennent de se terminer. Comme chaque année, elles ont permis d’informer le grand public sur les maladies de la macula et de dépister les patients à risque (personnes de plus de 55 ans, diabétiques, patients souffrant de forte myopie). Mais le succès de cet événement n’aurait pas été possible sans la mobilisation de nos relais et partenaires, toujours plus nombreux d’année en année ! Un grand merci aux 99 centres hospitaliers impliqués et à leurs équipes, aux 260 ophtalmologistes libéraux participants, aux centaines de relais en régions (mairies, associations, opticiens, pharmaciens…) et à tous les médias ayant donné de la visibilité à cet événement majeur de santé publique. Rendez-vous l’année prochaine !

Passage à l’heure d’hiver : quels effets sur notre santé ?

Comme chaque année, le dernier week-end d’octobre a été marqué par le passage à l’heure d’hiver.  Mais quels sont ses effets sur notre organisme ?

Le passage à l’heure d’été qui nous prive d’une heure de sommeil aurait selon de nombreuses études des conséquences négatives sur notre santé, notamment sur notre vigilance, notre humeur ou notre système cardio-vasculaire. A contrario, selon les experts en chronobiologie, le passage à l’heure d’hiver, qui nous gratifie d’une heure de sommeil en plus, n’aurait en théorie pas d’effets néfastes sur nos rythmes biologiques.

Pour autant ce changement peut perturber. Dans ce cas, la meilleure stratégie consiste à se recaler immédiatement sur la nouvelle heure en gardant ses horaires habituels de réveil, de dîner, de coucher… Enfin, la lumière du jour étant indispensable pour synchroniser notre horloge interne, rien de tel que de s’y exposer le plus possible durant la journée, même en cette période automnale !

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Journées nationales de la macula 2021 : rendez-vous du 22 au 26 novembre !

Après une édition 2020 exceptionnelle marquée par le dépistage exclusif des patients symptomatiques (cas urgents) en raison du contexte sanitaire, la diminution de la pression hospitalière permet de revenir à une configuration plus classique cette année et de proposer à tous les patients à risque de se faire dépister. Partout en France, nos centres de dépistage partenaires les accueilleront durant une semaine, du 22 au 26 novembre 2021, pour leur permettre de réaliser un examen du fond d’œil. Sont notamment concernés :

  • les patients âgés de 55 ans ou plus non suivis ou n’ayant pas bénéficié d’un examen ophtalmologique depuis plus d’une année ;
  • et/ou souffrant de diabète et ne bénéficiant pas d’un suivi ophtalmologique régulier ;
  • et/ou souffrant de myopie forte (correction supérieure à -6 dioptries).

Au-delà des actions de dépistage, les Journées viseront également à sensibiliser les patients souffrant d’une atteinte maculaire sur la nécessité de ne pas interrompre leur suivi médical ni leurs traitements malgré le contexte épidémique.

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