Et si la prévention de la dépression passait par une alimentation équilibrée ?

La dépression est le mal du siècle. Plus de 300 millions de personnes dans le monde en souffriraient (7 % des femmes et 4 % des hommes).

Or, selon une étude menée conjointement par l’INSERM et l’Université de Montpellier dont les résultats ont été publiés dans la revue Molecular Psychiatry, l’adoption du régime méditerranéen permettrait de réduire de 33 % le risque de souffrir de dépression.

A contrario, l’adoption d’une alimentation déséquilibrée, riche en sucre, acides gras saturés et produits raffinés pourrait favoriser une inflammation chronique et augmenterait ce risque. Ces résultats mettent en lumière l’impact essentiel de l’alimentation sur notre équilibre, même si des études cliniques complémentaires devront être menées pour confirmer le lien entre une alimentation équilibrée et le développement de symptômes dépressifs.

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Cancers évitables : l’alcool, le tabac et l’obésité au banc des accusés

Selon une analyse menée par 80 experts du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’OMS à Lyon « environ 4 cancers sur 10 sont attribuables aux modes de vie et à l’environnement ». Cette analyse s’appuie sur l’observation de l’exposition des Français à 13 facteurs de risques classés cancérogènes certains ou probables. On apprend ainsi qu’en 2015 (année durant laquelle l’analyse a été faite), « 142 000 (chez 84 000 hommes et 58 000 femmes) cancers auraient pu être évités par des actions de prévention primaire, sur les 346 000 nouveaux cas diagnostiqués chez les adultes ». Le tabac, l’alcool et l’obésité arrivent en tête des facteurs de risque impliqués :

  • Le tabac serait ainsi responsable de 20 % des cancers évitables ;
  • L’alcool serait impliqué dans 8 % des nouveaux cas de cancers évitables ;
  • Par ailleurs, le surpoids et l’obésité seraient notamment à l’origine de 6,8%de ces cancers chez les femmes. Une alimentation déséquilibrée (peu de fruits et légumes, trop de viande rouge, charcuterie et produits transformés) serait quant à elle en cause dans 5,4% des nouveaux cas de cancers, tout sexe confondu.

Enfin, dernier enseignement de cette analyse : tous facteurs de risques confondus, les hommes seraient plus vulnérables que les femmes face au risque de cancer et les organes les plus exposés seraient pour cette population la prostate, le poumon et le côlon-rectum. Chez la femme, les organes visés prioritairement par la maladie sont le sein, le colon-rectum et le poumon.

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L’Inca et Santé publique France partent en campagne contre les dangers de l’exposition au soleil

Le Baromètre Cancer 2015 vient d’être publié par Santé Publique France et l’INCA et il est riche d’enseignements. On apprend ainsi que le message de prévention sur les méfaits du soleil pour la peau est globalement connu de 9 Français sur 10, mais qu’il ne se traduit pas nécessairement par des mesures préventives concrètes. De plus, les idées fausses en matière d’exposition au soleil ont la vie dure :

  • près de 3 personnes sur 4 déclarent « brûler » lors d’une première exposition ;
  • seules 4 personnes sur 10 appliquent de la crème toutes les deux heures ;
  • 47 % des Français ne savent pas que les coups de soleil attrapés durant l’enfance augmentent le risque de cancer de la peau à l’âge adulte ;
  • si les coups de soleil sont à éviter absolument, 21 % des Français pensent qu’ils contribuent à la préparation de la peau au soleil.

Pour lever ces idées fausses, l’Inca et Santé Publique ont lancé une campagne se sensibilisation qui durera tout le mois de juillet et permettra de rappeler par le biais d’une infographie, les quatre gestes essentiels de prévention vis-à-vis de l’exposition au soleil : éviter de s’exposer aux heures les plus chaudes (entre 12h et 16 heures) et privilégier l’ombre, protéger systématiquement les enfants, se couvrir en portant T-shirt, lunettes et chapeau et appliquer de la crème toutes les deux heures (indice 30 minimum).

 

Infographie risque solaire

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Et si le combat contre la maladie commençait dans l’assiette ?

Manger équilibré est indispensable pour rester en bonne santé. Cette affirmation, largement consensuelle depuis de nombreuses années, est aujourd’hui étayée par des travaux de recherche récents présentés au congrès Nutrition 2018 de l’American Society for Nutrition à Boston. Panorama des aliments à privilégier pour repousser certaines pathologies :

  • la consommation d’œufs pourrait limiter les facteurs de risque associés au diabète (étude de l’Université de Virginie) ;
  • consommer chaque jour une poignée de noix de pécan permettrait aux adultes en surpoids de réduire leurs facteurs de risque cardio-métaboliques (étude de l’Université de Tufts) ;
  • la consommation de produits laitiers jouerait un rôle positif dans la prévention du cancer colorectal (étude de l’Oregon State University) ;
  • les légumes verts et les baies réduiraient le risque de souffrir de la maladie de Parkinson (étude de l’université de Rush) ;
  • boire du café (à raison de trois tasses ou plus chaque jour) contribuerait à diminuer le risque de maladie du foie (étude de la Johns Hopkins).

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2017 : une baisse historique du nombre de fumeurs en France !

A l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, le 31 mai 2018, Santé Publique vient de publier des résultats encourageants dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire : en 2017,  un million de fumeurs en moins ont été enregistrés par rapport à 2016.

Cette baisse qualifiée d’historique montre, si besoin était, l’importance des politiques publiques menées depuis de nombreuses années pour lutter contre le tabagisme en France. Selon les données du Baromètre santé 2017 de Santé publique France, la prévalence du tabagisme quotidien passe ainsi de 29,4% en 2016 à 26,9% en 2017, soit une baisse de 2,5 points. Cette baisse est plus significative au sein de deux catégories de population :

  • les hommes de 18 à 24 ans : 44 % en 2016 vs 35 % en 2017 ;
  • les femmes de 55 à 64 ans: 21 % vs 18 % en 2017.

En ce qui concerne la répartition par régions du nombre de fumeurs, l’Ile de France et les Pays de Loire sont les meilleurs élèves avec des prévalences respectives de 21,3 % et de 23 %. A contrario, les régions où l’on fume le plus sont Paca (32,1 %), les Hauts-de-France (30,5 %), l’Occitanie (30,3 %) et le Grand-Est (30,1 %).

Ces résultats encourageants ne doivent pour autant pas nous inciter à baisser la garde ni à relâcher nos efforts collectifs.

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L’antibiorésistance ne cesse de progresser !

Le constat est sans appel et inquiétant. Selon le dernier rapport de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC), de nouvelles résistances aux antibiotiques se développent chez l’être humain comme chez l’animal. Une souche de Salmonella Kentucky résistante aux ciprofloxacines a notamment été observée chez l’homme.

Le risque est de taille : les traitements antibiotiques utilisés pour traiter des pathologies graves (notamment certaines maladies qui se transmettent de l’animal à l’homme comme la rage, la listériose ou la salmonellose) pourraient à terme perdre leur efficacité. D’où la nécessité pour les Etats d’agir au plus vite pour éviter que ce risque ne devienne une triste réalité.

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Diabète : il en existerait 5 formes !

Jusqu’à présent, on connaissait deux formes de diabète :

  • le diabète de type 1 ou insulino-dépendant ;
  • le diabète de type 2.

Or, selon une étude menée par des chercheurs suédois et publiée dans la revue The Lancet le 1er mars 2018, cette classification ne serait plus aussi pertinente. Ces chercheurs ont étudié une cohorte de près de 9 000 patients diabétiques dont le diagnostic de diabète venait d’être posé. Ils ont analysé 6 paramètres :

  • anticorps anti-glutamate décarboxylase ;
  • âge au moment du diagnostic ;
  • Indice de masse corporelle (IMC) ;
  • hémoglobine glyquée ;
  • insulino-résistance ;
  • fonction des cellules bêta pancréatiques sécrétrice d’insuline

Ces 6 paramètres leur ont permis d’établir une nouvelle classification en 5 types de diabète.

  • 3 types de diabète sévères :
    • Groupe 1 : « diabète insulinodépendant sévère » qui concerne des patients ayant un faible IMC, un déficit d’insuline et des anticorps témoignant d’une origine auto-immune de la maladie. Ce type de diabète touche une population jeune.
    • Groupe 2 : « diabète insulinodéficient sévère », qui s’apparente au Groupe 1 mais comporte une différence majeure, à savoir que le système immunitaire des patients n’est pas impliqué dans la maladie.
    • Groupe 3 : « diabète insulinorésistant sévère » qui concerne des patients obèses ou en situation d’important surpoids ayant des cellules peu sensibles à l’insuline et un risque élevé de développer une stéatose hépatique et une néphropathie diabétique.
  • 2 types de diabète non sévères :
    • Groupe 4 : forme de diabète la plus fréquente, elle concerne des patients en surpoids souffrant d’un léger diabète sans véritable insulinorésistance.
    • Groupe 5 : « diabète léger liés à l’âge » caractérisé par un vieillissement du pancréas.

Cette nouvelle classification devrait permettre la mise en place de traitements plus précis et plus adaptés aux différents profils de patients diabétiques.

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Entre inquiétude et espoirs, les Français jugent la santé de demain

Comment les Français envisagent-ils l’avenir de la santé en France ?

C’est pour tenter de répondre à cette question que Philips a mené une vaste étude auprès de patients et professionnels de santé de 19 pays.
Résultats : une prévention jugée insuffisante, un système de santé considéré comme peu adapté aux besoins des patients, mais des attentes et de l’espoir sur la santé connectée.

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