Pollution et asthme, des chiffres alarmants

Selon des chercheurs de la George Washington University Milken Institute School of Public Health, la pollution automobile dans le monde serait chaque année responsable de 4 millions de cas d’asthme infantile. Le dioxyde d’azote (NO2) présent dans les gaz d’échappements serait notamment en cause dans 13 % de l’incidence annuelle de l’asthme chez l’enfant. Sans surprise, les pays les plus touchés par cette recrudescence de l’asthme infantile liée à la pollution atmosphérique sont la Chine (760 000 nouveaux cas par an) puis l’Inde (350 000 cas) et enfin les Etats-Unis (240 000 cas).

Enfin, cette étude pointe du doigt la pertinence des directives européennes en termes de santé publique, puisque 92% des nouveaux cas d’asthme infantile étaient apparus dans des zones géographiques respectant ces directives.

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Les phtalates, un frein à la fertilité ?

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université de l’Illinois à Urbana-Champaign met en évidence l’impact négatif d’une exposition aux phtalates (notamment le DEHP et le DiNP) sur la fertilité des souris femelles.

Cette étude vient s’ajouter à une liste déjà longue de travaux de recherche pointant du doigt la responsabilité de ces substances dans la survenue de certaines anomalies de l’appareil reproductif.

Mais elle apporte un élément nouveau. Si les précédentes études appuyaient leurs observations sur des niveaux d’exposition aux phtalates généralement très élevés, cette nouvelle étude a utilisé des doses de phtalates diNP comparables à celles auxquels les êtres humains peuvent être exposés dans leur vie quotidienne. Les résultats montrent que l’administration de doses raisonnables de phtalates diNP à des souris femelles durant 10 jours a entraîné des perturbations de leur cycle de reproduction et a diminué leur fertilité jusqu’à 9 mois après l’exposition.

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Moins on dort, plus on souffre ?

C’est la conclusion d’une étude américaine menée par des chercheurs de l’Université de Berkeley. L’objectif de cette étude était de mettre en évidence la façon dont le cerveau traitait la douleur lorsque l’organisme était en manque de sommeil.

Les scientifiques ont ainsi recruté 25 étudiants et testé leur seuil de douleur en leur appliquant une source de chaleur de plus en plus intense sur la jambe. Ils ont ensuite renouvelé l’expérience sur les mêmes étudiants après une nuit blanche. Les résultats de l’étude montrent une sensibilité à la douleur supérieure après la privation de sommeil.

De plus, des examens neurologiques effectués sur ce groupe d’étudiants ont permis de mettre en évidence « une activité accrue dans le cortex somatosensoriel primaire (région sensible à la douleur) et une activité réduite dans les régions du striatum et du cortex insulaire (qui sont des zones responsables de la modulation de la perception des stimuli douloureux) ».

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L’IMC, facteur prédictif du risque d’insuffisance cardiaque ?

A partir de l’analyse de plus de 6 000 dossiers médicaux, une équipe médicale de l’Université Johns Hopkins a mis en évidence le rôle clé de l’IMC à deux moments clés de la vie (20 et 40 ans) comme indicateur de la santé cardiaque et facteur prédictif d’un risque d’insuffisance cardiaque ou d’accident cardiaque. Les patients étudiés ont tous participé à l’étude MESA (Multi-Ethnic Study of Atherosclerosis), et étaient âgés de 45 à 84 ans au moment de leur inclusion (2000-2002). Ils ont par ailleurs été suivis en moyenne durant 13 ans.

Les résultats de cette analyse montrent ainsi que :

  • le risque d’insuffisance augmente de 34 % avec l’IMC, par tranche de « 5 » (kilos par m2) et après prise en compte des autres facteurs de confusion possibles (âge, tabagisme, activité physique, tension artérielle et diabète) ;
  • les antécédents d’obésité sont associés à un risque 3 fois plus élevé d’insuffisance cardiaque à l’âge de 20 ans et deux fois plus élevé à l’âge de 40 ans, par rapport aux personnes dont l’IMC est normal à ces deux âges.

D’où l’importance de veiller à conserver un poids idéal tout au long de sa vie pour préserver son cœur et ses artères.

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Les Français, mauvais élèves de la prévention ?

Dans le cadre de son premier Observatoire de la Prévention des Risques, l’association Axa Prévention a interrogé les Français sur leurs comportements au quotidien face aux nombreux risques auxquels ils sont confrontés. Le constat est sans appel : les Français sont encore trop imprudents. 90 % reconnaissent adopter régulièrement au moins deux comportements à risque et 50 % en cumulent jusqu’à six par jour !

C’est en matière de santé que les Français prennent le plus de risques en ne suivant pas les recommandations officielles des Autorités : 32 % avouent ne pas effectuer les dépistages recommandés par l’Assurance Maladie (cancers du sein, du côlon, etc.). 34 % restent assis toute la journée et 50 % affirment ne pas faire de sport ; enfin, en dépit des recommandations du Programme National Nutrition Santé (PNNS), 40 % ne mangent pas 5 fruits et légumes par jour.

A la maison ou sur la route, une part non négligeable de Français fait également preuve d’une insuffisante vigilance :

  • 31 % laissent des médicaments accessibles à leurs jeunes enfants ;
  • 59 % prennent le volant même s’ils sont fatigués.

Enfin, face au nouvel enjeu de santé publique que représente l’usage excessif des écrans, les Français reconnaissent avoir tendance à être trop connectés : 34 % admettent ne pas réussir à résister à la tentation de consulter leur téléphone portable toutes les 10 minutes. 25 % des Français reconnaissent avoir déjà laissé un enfant de moins de 6 ans seul face à une tablette et 27 % laissent régulièrement leur téléviseur allumé dans la même pièce qu’un enfant de moins de 3 ans, ce qui est contraire aux recommandations actuelles.

Cette imprudence est à mettre en relation avec une évaluation des dangers insuffisante et une connaissance fragile en matière de prévention. Sur certains sujets pour lesquels les risques et les gestes préventifs à adopter sont toutefois mieux connus (santé et écrans), les Français ne parviennent pas pour autant à mettre en pratique leurs connaissances.

Il reste encore du chemin à parcourir avant que la prévention ne soit complètement intégrée à nos modes de vie.

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Et si la prévention de la dépression passait par une alimentation équilibrée ?

La dépression est le mal du siècle. Plus de 300 millions de personnes dans le monde en souffriraient (7 % des femmes et 4 % des hommes).

Or, selon une étude menée conjointement par l’INSERM et l’Université de Montpellier dont les résultats ont été publiés dans la revue Molecular Psychiatry, l’adoption du régime méditerranéen permettrait de réduire de 33 % le risque de souffrir de dépression.

A contrario, l’adoption d’une alimentation déséquilibrée, riche en sucre, acides gras saturés et produits raffinés pourrait favoriser une inflammation chronique et augmenterait ce risque. Ces résultats mettent en lumière l’impact essentiel de l’alimentation sur notre équilibre, même si des études cliniques complémentaires devront être menées pour confirmer le lien entre une alimentation équilibrée et le développement de symptômes dépressifs.

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Cancers évitables : l’alcool, le tabac et l’obésité au banc des accusés

Selon une analyse menée par 80 experts du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l’OMS à Lyon « environ 4 cancers sur 10 sont attribuables aux modes de vie et à l’environnement ». Cette analyse s’appuie sur l’observation de l’exposition des Français à 13 facteurs de risques classés cancérogènes certains ou probables. On apprend ainsi qu’en 2015 (année durant laquelle l’analyse a été faite), « 142 000 (chez 84 000 hommes et 58 000 femmes) cancers auraient pu être évités par des actions de prévention primaire, sur les 346 000 nouveaux cas diagnostiqués chez les adultes ». Le tabac, l’alcool et l’obésité arrivent en tête des facteurs de risque impliqués :

  • Le tabac serait ainsi responsable de 20 % des cancers évitables ;
  • L’alcool serait impliqué dans 8 % des nouveaux cas de cancers évitables ;
  • Par ailleurs, le surpoids et l’obésité seraient notamment à l’origine de 6,8%de ces cancers chez les femmes. Une alimentation déséquilibrée (peu de fruits et légumes, trop de viande rouge, charcuterie et produits transformés) serait quant à elle en cause dans 5,4% des nouveaux cas de cancers, tout sexe confondu.

Enfin, dernier enseignement de cette analyse : tous facteurs de risques confondus, les hommes seraient plus vulnérables que les femmes face au risque de cancer et les organes les plus exposés seraient pour cette population la prostate, le poumon et le côlon-rectum. Chez la femme, les organes visés prioritairement par la maladie sont le sein, le colon-rectum et le poumon.

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L’Inca et Santé publique France partent en campagne contre les dangers de l’exposition au soleil

Le Baromètre Cancer 2015 vient d’être publié par Santé Publique France et l’INCA et il est riche d’enseignements. On apprend ainsi que le message de prévention sur les méfaits du soleil pour la peau est globalement connu de 9 Français sur 10, mais qu’il ne se traduit pas nécessairement par des mesures préventives concrètes. De plus, les idées fausses en matière d’exposition au soleil ont la vie dure :

  • près de 3 personnes sur 4 déclarent « brûler » lors d’une première exposition ;
  • seules 4 personnes sur 10 appliquent de la crème toutes les deux heures ;
  • 47 % des Français ne savent pas que les coups de soleil attrapés durant l’enfance augmentent le risque de cancer de la peau à l’âge adulte ;
  • si les coups de soleil sont à éviter absolument, 21 % des Français pensent qu’ils contribuent à la préparation de la peau au soleil.

Pour lever ces idées fausses, l’Inca et Santé Publique ont lancé une campagne se sensibilisation qui durera tout le mois de juillet et permettra de rappeler par le biais d’une infographie, les quatre gestes essentiels de prévention vis-à-vis de l’exposition au soleil : éviter de s’exposer aux heures les plus chaudes (entre 12h et 16 heures) et privilégier l’ombre, protéger systématiquement les enfants, se couvrir en portant T-shirt, lunettes et chapeau et appliquer de la crème toutes les deux heures (indice 30 minimum).

 

Infographie risque solaire

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Et si le combat contre la maladie commençait dans l’assiette ?

Manger équilibré est indispensable pour rester en bonne santé. Cette affirmation, largement consensuelle depuis de nombreuses années, est aujourd’hui étayée par des travaux de recherche récents présentés au congrès Nutrition 2018 de l’American Society for Nutrition à Boston. Panorama des aliments à privilégier pour repousser certaines pathologies :

  • la consommation d’œufs pourrait limiter les facteurs de risque associés au diabète (étude de l’Université de Virginie) ;
  • consommer chaque jour une poignée de noix de pécan permettrait aux adultes en surpoids de réduire leurs facteurs de risque cardio-métaboliques (étude de l’Université de Tufts) ;
  • la consommation de produits laitiers jouerait un rôle positif dans la prévention du cancer colorectal (étude de l’Oregon State University) ;
  • les légumes verts et les baies réduiraient le risque de souffrir de la maladie de Parkinson (étude de l’université de Rush) ;
  • boire du café (à raison de trois tasses ou plus chaque jour) contribuerait à diminuer le risque de maladie du foie (étude de la Johns Hopkins).

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2017 : une baisse historique du nombre de fumeurs en France !

A l’occasion de la Journée mondiale sans tabac, le 31 mai 2018, Santé Publique vient de publier des résultats encourageants dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire : en 2017,  un million de fumeurs en moins ont été enregistrés par rapport à 2016.

Cette baisse qualifiée d’historique montre, si besoin était, l’importance des politiques publiques menées depuis de nombreuses années pour lutter contre le tabagisme en France. Selon les données du Baromètre santé 2017 de Santé publique France, la prévalence du tabagisme quotidien passe ainsi de 29,4% en 2016 à 26,9% en 2017, soit une baisse de 2,5 points. Cette baisse est plus significative au sein de deux catégories de population :

  • les hommes de 18 à 24 ans : 44 % en 2016 vs 35 % en 2017 ;
  • les femmes de 55 à 64 ans: 21 % vs 18 % en 2017.

En ce qui concerne la répartition par régions du nombre de fumeurs, l’Ile de France et les Pays de Loire sont les meilleurs élèves avec des prévalences respectives de 21,3 % et de 23 %. A contrario, les régions où l’on fume le plus sont Paca (32,1 %), les Hauts-de-France (30,5 %), l’Occitanie (30,3 %) et le Grand-Est (30,1 %).

Ces résultats encourageants ne doivent pour autant pas nous inciter à baisser la garde ni à relâcher nos efforts collectifs.

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